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Bouches-du-Rhône


Prévention : nouvelles méthodes

La prévention de la prostitution auprès des jeunes des Bouches-du-Rhône devient le champ d’action privilégié d’une équipe renouvelée. Retour sur une année de transition.


Votre travail de prévention de la prostitution s’effectue auprès de quel genre de public ?

 Nous rencontrons des élèves de la quatrième et de troisième, de seconde et premières techniques, en formation sanitaire et sociale, BEP, Bacs pro. Nous sommes, également, intervenus auprès de BTS économique et social, dans l’établissement Marie-Curie, deux fois de suite. Et enfin, nous avons rencontré, une fois, les premières de Chevreul, un établissement privé catholique.

La mise en place de ces séances de prévention se fait-elle facilement ?

 Non, nous nous heurtons à de grandes difficultés. Elles sont liées aux tabous qui entourent le sujet. Mais aussi à la crainte de réactions de parents proxénètes ou prostitués. Et puis face à des cas de prostitution d’élèves, il y a l’inquiétude qu’aborder le sujet prostitutionnel crée des “vocations”. Mais la demande provenant de ces établissements est de plus en plus grande, notre manière d’animer commençant à porter ses fruits.

Quelle est la méthode que vous employez ?

 Nous travaillons de manière dynamique, interactive et à partir des préjugés. Les élèves s’imaginent que la prostitution est loin d’eux, liée au trafic, qu’elle ne les concerne pas. Nous essayons de trouver des points d’accroche, à travers les thèmes de la drogue, de l’alcool, de la sexualité, des rapports affectifs, de la violence. Je leur dis toujours, “si ça vous est pénible on arrête”. Et quelles que soient les difficultés, les différences de maturité, nous arrivons toujours à traiter le sujet, à plus ou moins long terme. Pour clore les cycles de sensibilisation, nous assurons un suivi des problèmes émergeants suite aux discussions.

Quels sont vos projets pour l’année prochaine ?

 Nous nous donnons comme objectif de rencontrer les parents. Nous aimerions également préparer de vrais projets pédagogiques. De plus, nous nous donnons, un à deux ans pour développer un véritable “plan marketing” et “accrocher” d’autres établissements.


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