Dirigée par les proxénètes, cette organisation se nourrit des inégalités entre Nord et Sud, hommes et femmes, adultes et enfants, riches et pauvres...
Depuis la seconde guerre mondiale, la prostitution est devenue une gigantesque entreprise industrielle aux ramifications internationales.
Les multinationales du proxénétisme s’appuient sur une organisation autoritaire destinée à assurer un rendement maximum et des revenus faramineux qui se chiffrent en milliard de dollars.
De Saint-Domingue à Chypre, de Manille à Bangkok, de Budapest au Ghana, de Paris à Anvers, une machinerie parfaitement huilée assure l’import-export de la "marchandise" : essentiellement des enfants ou des jeunes femmes retenus par les moyens les plus crapuleux.
Au moment où le développement mondial de l’économie de marché conduit un nombre croissant de jeunes et d’adultes à se prostituer, le terme "d’industrie" du sexe entre largement dans les mœurs. C’est le triomphe d’une idéologie libérale où le corps humain est une marchandise.