Certains proxénètes sont issus du banditisme. Le comportement du proxénète est fondé sur une idée rétrograde des rapports homme/femme, empreinte de peur et d’incompréhension, et, bien souvent, d’un désir de "vengeance", de réglement de comptes.
Exploiter les fragilités d’une autre personne par la prostitution est signe de carences profondes et de difficultés à assumer sa sexualité et celle de l’autre. C’est un moyen destiné à donner un semblant d’assurance et de pouvoir. Le "milieu" utilise à son tour cette carence en jouant à la fois de l’environnement protecteur qu’il constitue et de la menace de ses lois internes.
Comme pour les personnes prostituées, les délinquants ou les toxicomanes, le parcours des proxénètes est semé de failles, de manques. Sans les déresponsabiliser, il convient de s’interroger sur les causes : on ne devient pas proxénète par hasard.