Pour les personnes :
La suppression de toute pénalisation et répression policière à l’encontre des personnes prostituées, de toute mesure discriminatoire et arbitraire.
Le renoncement au renvoi des étrangères vers leur pays d’origine, qui les condamnent à être récupérées par les réseaux locaux.
La multiplication de lieux d’accueil sécurisés et la régularisation de leur situation administrative.
Pour la prévention :
Des moyens accrus pour la prévention à destination des jeunes, dans le cadre d’une prévention globale des conduites à risques : relations garçons/filles, apprentissage de la sexualité, éducation au respect.
Intégrer dans le cadre des études des acteurs sociaux une formation spécifique qui prendrait en compte les problématiques de la prostitution
Pour changer les pratiques de l’État et des collectivités :
La suppression de l’imposition sur les revenus de la prostitution, qui condamne les personnes à une rentabilité accrue, fait de l’État un complice du système prostitutionnel et bafoue la Convention Internationale des Nations Unies de 1949 : "Pour la Répression de la Traite des Êtres Humains et de l’Exploitation de la Prostitution d’Autrui".
Une véritable application des textes en matière de proxénétisme, de prévention et de réinsertion, notamment la mise en oeuvre des dispositions réglementaires pour la réinsertion des personnes prostituées.
Des moyens pour accueillir les victimes de trafics dépourvues de papiers, comme toutes les personnes en situation de prostitution.
Un engagement de la France au niveau européen, pour une harmonisation des politiques dans le sens d’un refus de la prostitution et donc de toute banalisation ou légalisation.
En quelques mots : une politique cohérente et globale sur le long terme.