Mouvement du Nid

21 mars 2017

Mineurs exposés à la pornographie : luttons contre l’exploitation sexuelle filmée de façon globale ! 

Le Mouvement du Nid réagit à l’étude sur les jeunes et la pornographie

Une étude Ifop commandée par l’Observatoire de la parentalité et publiée lundi 20 mars a mis en avant le fait que les adolescents sont exposés toujours plus jeunes aux images à caractère pornographique sur Internet. La ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol, a réaffirmé qu’il fallait protéger les enfants des contenus pornographiques. Pour le Mouvement du Nid, protéger les jeunes est une première étape indispensable, comme les militantEs le constatent sur le terrain, lors des missions de prévention effectuées toute l’année dans les collèges et les lycées.

Mais il faut aller beaucoup plus loin et dénoncer l’industrie pornographique qui est une activité commerciale basée sur des violences sexuelles filmées, comme le met en lumière le travail de terrain de notre association. Il n’est pas rare en effet que les personnes prostituées que nous rencontrons aient une expérience dans l’industrie pornographique (lire la position officielle du Mouvement du Nid sur le site Internet ici).

Les industriels et producteurs s’enrichissent en diffusant des images de femmes dégradantes et humiliantes. « Le fait qu’il s’agisse de films n’enlève rien aux violences sexuelles et parfois véritables tortures qui sont infligées aux victimes », explique Sandrine Goldschmidt, chargée de mission sur l’exploitation sexuelle filmée/pornographie.
« Ce sont de vrais actes sexuels qui sont effectués et c’est l’argent qui extorque le consentement aux victimes et non des relations libres et désirées », précise Claire Quidet, porte-parole. Il s’agit donc d’actes prostitutionnels dans le cadre d’une exploitation sexuelle filmée, qu’il faut dénoncer, et dont il faut protéger les victimes.

Lors de la 61e convention pour les droits des femmes de l’ONU la semaine dernière, le Mouvement du Nid a porté ce sujet à plusieurs reprises auprès des acteurs internationaux. Le sujet a très clairement fait écho auprès de toutes les associations de terrain qui luttent pour l’abolition du système prostitueur et qui n’ont eu de cesse de faire le lien entre ces deux business de la marchandisation des êtres humains, dont les femmes sont les premières victimes.

Selon l’étude publiée hier, 1/3 des 13-14 ans a déjà visionné une vidéo pornographique sur Internet, et la moitié des adolescentEs en a déjà vu une. En France, le fait d’exposer un mineur à un message à caractère pornographique est illégal, et peut être puni de 3 ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amendes. Avec Internet, de nombreux sites situés à l’étranger et gagnant beaucoup d’argent en générant du trafic sont accessibles aux mineurs.  

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