Mouvement du Nid

18 juin 2013

Les enjeux de la pénalisation des clients prostitueurs, risques et bénéfices

Nos bénévoles de Paris vous invitent à une soirée ciné-débat sur la thématique suivante : Quels sont les enjeux de la pénalisation des clients prostitueurs ?

une action de la Délégation de Paris

Après la projection de vidéos relatives à ce sujet, nous débattrons des aspects sociaux, politiques et juridiques du projet de pénalisation des clients-prostitueurs : égalité, respect, éducation, lutte contre les violences faites aux femmes, lutte contre les profits criminels du système prostitueur, etc.

- Le mardi 18 juin 2013 de 19h30 à 22h00,
à l’AGECA, 177 rue de Charonne Paris XIème arrondissement (goo.gl/maps/Xk4I1)

Entrée libre, inscription obligatoire !
Merci de vous inscrire en utilisant notre formulaire.

Pour tout renseignement, contactez la délégation du Mouvement du Nid de Paris.

Quelques jours après... notre bilan !

Le 28 juin 2013, ce débat intitulé « Enjeux de la pénalisation des prostitueurs, risques et bénéfices » a attiré une quarantaine de personnes, attentives au projet abolitionniste.

Après la projections de vidéos relatives aux motivations et comportements des clients du système prostitueur, les bénévoles ont rappelé les raisons qui les conduisent à revendiquer la pénalisation de celui qui génère la demande et entretient le système : le "client". Selon l’association, le client ne consomme pas un « service » mais exerce une violence sexuelle en forçant un consentement par l’argent.

Le débat fut nourri de nombreuses interventions. À la surprise de la délégation, les personnes présentes étaient vite convaincues de la nécessité de faire évoluer les mentalités, d’avancer vers l’égalité femmes-hommes et d’imposer le respect de l’inaliénabilité de l’être humain. Elles voulaient surtout connaître les arguments utiles pour contrer les idées reçues et les arguments fallacieux du lobby pro « travail du sexe ».

Les militantEs du Mouvement du Nid ont pu déconstruire l’idée que l’abolition renforcerait la précarisation et insécurité des personnes prostituées. En réalité le danger consiste toujours dans le fait d’être seule avec le client, dans un appartement, une voiture, comme dans un bois. Dans les pays abolitionnistes, les prostituées, qui elles ne sont plus pénalisées, peuvent se saisir de cette inversion pénale pour imposer le port du préservatif par exemple ; elles ont aussi accès à des services sociaux et de santé.

Si la délégation affirme n’avoir pas épuisé la question, elle se réjouit des demandes de formation qui lui ont été faites ce soir-là, et par deux associations différentes. Quelle meilleure preuve de l’intérêt que le public porte à ces rencontres ?

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