L’utilisation sexuelle des femmes, des enfants et des adolescents dans les pays sous-développés est le résultat de la suprématie économique des pays industrialisés. C’est bien une forme moderne évidente du colonialisme. Le tourisme sexuel repose d’ailleurs sur des mythes racistes : "petite" asiatique "douce et soumise", africaine "faite pour l’amour", etc.
Déguisé en touriste, protégé par le plus complet anonymat, le nouveau colonisateur s’empare du territoire des corps. Armé de la puissance financière, il exerce son pouvoir, sa volonté et ses moindres caprices sur les personnes, convaincu - à l’image des colonisateurs - de "rendre service" en distribuant son argent.
Le tourisme sexuel est aujourd’hui une véritable industrie, pesant plus de 5 milliards de dollars annuels. Dans de nombreux pays, ce type de tourisme est venu se greffer sur les infrastructures prostitutionnelles précedemment mises en place pour les troupes militaires étrangères (Thaïlande, Philippines, etc.), rappel frappant de la permanence des rapports de force Nord/Sud.