L’un et l’autre autorisent l’homme, agresseur ou client, à s’approprier le corps d’autrui, contre violence ou contre paiement.
La prostitution n’a jamais supprimé ni diminué les viols et les agressions.
Pour s’en convaincre, il suffit de constater à quel point ces comportements demeurent répandus. La démarche d’un client diffère de celle d’un agresseur. Un violeur ne trouve son plaisir que dans la contrainte : pourquoi payerait-il une passe auprès d’une personne qui présente toutes les apparences du consentement ?
Par ailleurs, comme le remarque le Collectif Feministe contre le Viol en s’appuyant notamment sur les milliers d’appels reçus chaque année à son standard téléphonique : "le viol (dans l’enfance ou dans l’âge adulte) nourrit la prostitution en lui fournissant des victimes. [1]"
La justification et la banalisation de la prostitution, lieu de violence sexuelle par nature, barre la route au changement des mentalités qui rendrait possible une diminution des viols.