Comment accepter d’institutionnaliser cette exploitation du corps - et pas seulement du corps -, cette instrumentalisation des personnes ?
Si la prostitution doit devenir un métier, il faudra en bonne logique la proposer dans les ANPE et organiser des formations. Est-on prêt à assumer de tels choix ?
Les dénominations, de plus en plus en vogue "d’infirmières du sexe" ou de "travailleur(se) sexuel(le)" tendent à banaliser l’idée de métier.
Il s’agit d’euphémismes dangereux qui, sous le couvert - louable - de respect des personnes, entérinent l’acceptation de la prostitution comme activité normale et anodine.
Respecter les personnes prostituées ne conduit jamais à respecter la prostitution.