En deux grandes tendances, nous pourrions les résumer ainsi :
Au nom de la libre disposition du corps d’une part, c’est l’acceptation de la prostitution tolérée ou réglementée, professionnalisée.
S’enracinant dans le respect de la dignité de la personne humaine, d’autre part, c’est la disparition de la prostitution avec la menace de son interdiction ou de la "victimisation" des personnes prostituées.
L’on peut regretter que les causes et les conséquences de la prostitution n’aient pas fait l’objet d’un développement spécial et que le titre même de l’ouvrage puisse donner une teinte répressive. Mais au total, un document précieux et bien fait.
Nous rejoignons, bien sûr, l’auteure quand elle met en exergue l’incohérence de la pratique française. Nous nous associons surtout pleinement à la conclusion de son ouvrage qui indique, sans ambiguïté, la direction vers laquelle son cœur balance : "Faisons en sorte que le 19ème siècle fasse de la protection de la dignité humaine sa priorité et dénonce clairement la prostitution comme l’une de ses atteintes. Alors seulement des hommes arrêteront peut-être de considérer d’autres êtres humains comme une marchandise à vocation sexuelle ".
Jacques Milard