Oui, l’État peut être vu comme proxénéte, si l’on se réfère aux articles du Code Pénal définissant le proxénétisme [1] : en engrangeant des impôts sur cette activité, l’État exploite la prostitution d’autrui ; en réclamant des arriérés d’impôts, il est une entrave à la réinsertion.
Reste que l’attitude de l’État n’est pas autre chose que le reflet d’un consensus.
L’État, c’est l’opinion publique, les élus, les habitudes, les mentalités... Si l’État peut bel et bien être déclaré proxénète, n’est-ce pas une interrogation pour nous tous ?