Le client des mineurs prostitués tombe naturellement sous le coup de la loi relative à la protection de l’enfance en danger. Celui des personnes prostituées majeures n’est jamais poursuivi.
Alors que depuis des décennies, les personnes prostituées sont verbalisées pour "racolage actif" et même "passif", les clients ne sont jamais inquiétés. Cette injustice, ce "deux poids - deux mesures" peut conduire à souhaiter la pénalisation du client.
Et pourtant... La pénalisation du client ne saurait supprimer la demande, le meilleur moyen de freiner le développement de la prostitution. On le sait, ce n’est pas en augmentant la répression que l’on résout un problème de société.
Juridiquement, pénaliser le client reviendrait en outre à interdire la prostitution, ce qui se trouverait en contradiction avec le système abolitionniste actuellement en vigueur.
Dire non à la pénalisation du client n’est pas céder au laxisme. C’est croire davantage en l’éducation. Plutôt que réprimer, il faut tenter d’informer, de prévenir, d’inventer une nouvelle manière d’être homme et femme, d’être responsable.