Le terme "traite des Blanches" a longtemps désigné, par analogie avec la "traite des Noirs", un aspect de l’organisation internationale de la prostitution. Au début du siècle, de jeunes Européennes vendues à des proxénètes étaient acheminées, entre autres, dans les bordels d’Amérique du Sud et d’Afrique du Nord.
Le terme apparaît aujourd’hui comme désuet ; non que les réalités qu’il recouvre aient disparu (la rotation des prostituées d’un pays à l’autre étant organisée avec de plus en plus d’efficacité), mais parce qu’il ne reflète qu’une vision très partielle d’un phénomène devenu mondial et touchant des femmes et des enfants de tous pays et de toutes races. On préfère aujourd’hui parler de "trafic des êtres humains".
D’importants réseaux internationaux fonctionnent sans relâche. S’il arrive que certains soient démantelés, il faut savoir que les proxénètes prennent soin de peaufiner leurs "couvertures". La disparité des législations en Europe (le réglementarisme qui s’est imposé aux Pays Bas et en Allemagne a été suivi d’un afflux de femmes trafiquées et prostituées dans ces pays) rend plus difficile la lutte contre le trafic...