La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 bannit la torture, l’esclavage, les traitements inhumains et dégradants [1]. Les mêmes affirmations fondent la Convention Européenne des Droits de l’Homme et d’autres textes internationaux.
Ces Droits sont bafoués à chaque instant dans la prostitution, que ce soit derrière les murs des bordels ou sur les trottoirs. Refuser la prostitution n’est pas une question de morale, mais bien de droits humains, de dignité, d’égalité, de justice.
Le fait que la sexualité soit partie prenante de ce débat le rend plus difficile à mener : les défenseurs des droits de l’homme peuvent craindre de passer pour des tenants de l’ordre moral ou de la répression sexuelle.
Pourtant, dans la prostitution, le sexe n’est rien d’autre que l’exercice d’un abus de pouvoir, par exemple du pouvoir de l’argent. Comment une société respectueuse des droits humains pourrait-elle s’accomoder du triangle odieux profiteur (proxénète) - abuseur (client) - marchandise (personne prostituée) ?